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Patates douces : de l'urgence de standardiser les semences
  • Patates douces : de l'urgence de standardiser les semences

Crédit image: ILRI/Bio-Innovate

Lecture rapide

  • Les experts appellent à la normalisation du système de semences de patates douces

  • Sur 11 pays africains, seule l'Éthiopie possède un système de semences de patates douces à part entière

  • Les facteurs qui créent un environnement propice à l'utilisation de semences de qualité sont nécessaires

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[KAMPALA] A l'occasion d'une rencontre internationale, les participants ont appelé les pays africains à uniformiser les systèmes de semences de patates douces pour aider les agriculteurs à maximiser les rendements et les revenus.
 
La 7e Consultation de la Communauté de pratique des systèmes de semences de patates douces a réuni des participants de 11 pays le mois dernier (13-14 juin) en Ouganda.
 
Ils provenaient du Burkina Faso, de l'Éthiopie, du Ghana, du Kenya, du Malawi, du Mozambique, du Nigeria, du Rwanda, de la Tanzanie, de l'Ouganda et de la Zambie.

“La mise à l'échelle des systèmes de semences de patates douces ne concerne pas seulement les technologies, mais aussi les facteurs qui créent un environnement de politique habilitant.”

Godfrey Asea
National Crops Research Resource Institute
Ouganda

 
Les participants ont convenu que la mise à l'échelle des systèmes durables de semences de patates douces exige que les semences de qualité soient maintenues à travers les systèmes nationaux de semences et au niveau des agriculteurs.
 
Settumba Mukasa, chargé de cours et chercheur en génétique végétale à l'Université Makerere en Ouganda, a noté que l'obtention de normes de qualité dans l'inspection et la certification des semences pourrait aider les agriculteurs à réaliser le rendement potentiel de 10 à 12 tonnes de patate douce pour chaque acre de terre.
 
La réunion a noté que sur les 11 pays, seule l'Éthiopie dispose d'un système de semences de patates douces à part entière, même si le Rwanda, la Tanzanie et l'Ouganda développent aussi les leurs.
 
"L'idée de la communauté de pratique est que chaque pays ou chaque institution se réunisse une fois par an et échange des informations", a déclaré Margaret McEwan, chef de projet principal pour les systèmes de semences de patates douces au Centre International de la Pomme de terre. "Les gens entendent parler de quelque chose et vont essayer et revenir avec des commentaires."
 
En tant que membres de l'Initiative Sweetpotato for Profit and Health, les pays participants devraient atteindre dix millions de ménages en Afrique subsaharienne d'ici à 2020.
 
"La fourniture de semences de patates douces de qualité (ou matériel de plantation) est essentielle à cette [cible]", a ajouté Margaret McEwan, notant que les vignes saines en apparence pour la plantation habituellement sélectionnées par les agriculteurs pourraient faciliter l'accumulation de ravageurs et de maladies conduisant à une baisse significative du rendement.
 
Comme les agriculteurs attendent que les vignes se répandent, ils pourraient également perdre un mois de croissance potentielle de la culture, ce qui affecte finalement le rendement, explique Margaret McEwan.
 
Selon Godfrey Asea, le directeur de National Crops Research Resource Institute en Ouganda, l'obtention de semences de qualité pour la plantation au bon moment nécessite d'autres facteurs.
 
"La mise à l'échelle des systèmes de semences de patates douces ne concerne pas seulement les technologies, mais aussi les facteurs qui créent un environnement politique habilitant, le changement social et comportemental et les nouveaux arrangements organisationnels nécessaires pour que les agriculteurs puissent avoir accès à un matériel de plantation de patates douces de qualité et de la bonne variété au bon moment", a déclaré Godfrey Asea, citant un besoin de durabilité de la qualité et des semences normalisées.
 
Cet article a été rédigé par l'édition de langue anglaise de SciDev.Net pour l'Afrique sub-saharienne.
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