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  • Premier secours : la communauté universitaire doit travailler avec les ONG

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[BUENOS AIRES] Les membres de deux équipes médicales universitaires qui ont fourni une aide d'urgence en Haïti à la suite du tremblement de terre de 2010 affirment qu'ils auraient pu être plus efficaces s’ils avaient fait équipe, à leur arrivée, avec des organisations non gouvernementales locales (ONG).

Les universitaires ont décrit leurs expériences dans la revue Disasters (Catastrophes) du22 février, pour faire des recommandations aux communautés universitaires et aux ONG prises dans un sens large.

Babak Sarani, auteur correspondant et directeur de la section ‘chirurgie de traumatisme et de soins Intensifs’ (Trauma and Acute Care Surgery) à l'Université George Washington, aux Etats-Unis, est arrivé en Haïti peu après le tremblement de terre.

"Nous disposions de personnel, d’équipements, nous avions tout. Il nous manquait seulement un moyen pour rejoindre [la zone sinistrée]," a-t-il indiqué à SciDev.Net.

Au bout de deux semaines, l'équipe a noué des relations avec Partenaires dans la santé (Partners in Health) en Haïti, et a pu fournir une aide plus efficace immédiatement, a-t-il dit.

Les auteurs ont affirmé qu’on pouvait tirer un net avantage de la mise à disposition des ONG du personnel médical et des ressources universitaires..

"Les ONG excellent en matière de fourniture de soins médicaux quotidiens, a déclaré Sarani.

Il a laissé entendre que les personnes affectées par des catastrophes naturelles ont surtout besoin de soins chirurgicaux, et que ce rôle pourrait être rempli par les équipes médicales universitaires, qui pourraient à la fois fournir le personnel et un matériel spécialisé.

Gabriel Ive, directeur national des interventions sanitaires d’urgence en Argentine, a participé à une mission de médecins argentins qui furent parmi les premiers à rejoindre la ville de Léogâne après le tremblement de terre.
Cette ville était dépourvue de soins médicaux depuis quatre jours parce que l'hôpital local s’était effondré.

Sarani a indiqué qu’après une catastrophe naturelle, on dispose généralement de renseignements inexacts quant aux endroits où le personnel médical est nécessaire.

Tout en appelant à établir des partenariats juste après les catastrophes, Sarani a affirmé qu’on pouvait aussi établir ces liens de manière préventive.

"Les universités qui s’intéressent à l'aide humanitaire devraient s'associer avec une ou deux ONG dans une région précise qu’elle voudraient assister [en cas de catastrophe]", a-t-il noté.
"Ensuite, l'université ... peut réagir beaucoup plus rapidement et avec plus de matériel".

Lien vers le résumé dans Disasters

Références

Disasters doi:10.1111/j.1467-7717.2012.01279.x (2012)

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