Rapprocher la science et le développement

Des femmes chercheures pour ‘stimuler la production alimentaire’
  • Des femmes chercheures pour ‘stimuler la production alimentaire’

Crédit image: Flickr/ Muthoni Njiru, ILRI

Lecture rapide

  • Wanjiru Kamau-Rutenberg promet de travailler à l'autonomisation des femmes scientifiques africaines

  • L'ONG AWARD a octroyé des bourses à 390 femmes chercheures en agriculture dans onze pays

  • Un expert affirme que les femmes scientifiques sont confrontées à de nouveaux défis, et devraient être aidées

Shares
[NAIROBI] Selon la directrice d'un nouveau programme de développement des carrières, l'Afrique sub-saharienne a besoin d'un plus grand nombre de femmes scientifiques dans le domaine de la recherche agricole, pour accélérer la production alimentaire et renforcer les compétences en matière de leadership chez les femmes.

Wanjiru Kamau-Rutenberg , qui est devenue directrice de African Women Agricultural Research and Development (AWARD) le mois dernier, estime qu'avoir de femmes dans le domaine de la recherche agricole en Afrique permettrait de générer de nouvelles idées, des compétences nécessaires et d'attirer des jeunes femmes dans le secteur, ajoutant que le mouvement pourrait même aider la majorité des petits exploitants agricoles africains, qui sont des femmes.

Kamau-Rutenberg s'exprimait à Nairobi, au Kenya, le mois dernier (27 mars), lors d'une cérémonie de bienvenue organisée en son honneur.

“Les femmes produisent, transforment et cuisinent, mais la dure réalité est qu'elles sont seulement considérées comme des travailleurs manuels dans les fermes, ce qui ne devrait pas être le cas.”

Wanjiru Kamau - Rutenberg, African Women Agricultural Research and Development.









Kamau-Rutenberg est la fondatrice de Akili Dada, une initiative au Kenya qui œuvre pour la promotion des jeunes femmes brillantes issues de familles défavorisées. Elle affirme que son expérience avec Akili Dadal'a emmenée à comprendre le besoin d'autonomiser les femmes qui ont des compétences et le talent pour réussir dans la vie et promis de travailler vigoureusement pour atteindre cet objectif, dans son nouveau poste.

"Les femmes produisent, transforment et cuisinent, mais la dure réalité est qu'elles sont seulement considérées comme des travailleurs manuels dans les fermes, ce qui ne devrait pas être le cas", ajoute -elle.
 
L'ONG AWARD, qui a son siège à Nairobi, a été créée pour autonomiser les jeunes femmes dans le secteur de l'agriculture et de la recherche, afin d'améliorer la productivité agricole.

En février de cette année, elle a accordé 70 bourses à des femmes scientifiques agricoles de l'Afrique pour prendre part à un programme de développement de carrière de deux ans visant à améliorer la vie quotidienne des petits agriculteurs, ce qui porte le nombre total de boursiers à 390, d'après les informations sur son site internet.

Les boursières sont originaires de 11 pays d'Afrique subsaharienne : l'Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Libéria, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria, le Rwanda, la Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie.

Idah Sithole-Niang, le président du comité de pilotage d'AWARD, estime que si les filles et les femmes en Afrique jouissent d'une autonomie dans la science et le développement, elles pourraient aider le continent à aller dans la bonne direction.
 

Rose Emma Mamaa Entsua-Mensah, membre du comité de direction d'AWARD au Ghana, est de cet avis, mais souligne les défis auxquels les femmes sont confrontées, y compris le fait que "les femmes doivent lutter pour être deux fois plus efficaces que leurs collègues du sexe masculin".
 
Rose Emma Mamaa Entsua-Mensah a expliqué à SciDev.Net que "les femmes scientifiques doivent être plus autonomes et nourries au sein de la société africaine, à cause de la concurrence biaisée en faveur des hommes, de l'aliénation dans la société, du manque de soutien et du mentorat qui sont des objectifs clés que l'ONG AWARD cherche à atteindre.

 AWARD a de nombreux partenaires, dont le Kenya Agricultural Research Institute, l'Alliance pour une révolution verte en Afrique et International Livestock Research Institute.

Willis Kosura, professeur d'économie agricole à l'Université de Nairobi, au Kenya, a pour sa part déclaré: "L'initiative de AWARD est très bonne parce qu'elle prépare les femmes à exceller dans un domaine que très peu [d'entre elles] embrassentt volontiers en Afrique".
 
Cet article a été rédigé par la Réfaction Afrique subsaharienne de SciDev.Net.
Republier
Nous vous encourageons à reproduire cet article en ligne ou sur support papier. La reproduction est libre de droit, suivant les termes de notre licence Creative Commons. Nous vous prions cependant de suivre ces directives simples :
  1. Vous devez créditer nos auteurs.
  2. Vous devez créditer SciDev.Net — dans la mesure du possible, veuillez insérer notre logo, avec un rétrolien vers l’article originel.
  3. Vous pourriez aussi simplement publier les premières lignes de l’article et ajouter ensuite la mention: "Veuillez lire l’intégralité de l’article sur SciDev.Net", avec un lien vers l’article originel.
  4. Si vous souhaitez aussi reprendre les images publiées avec cet article, veuillez vérifier avec les détenteurs de droits d’auteur que vous êtes autorisés à les utiliser.
  5. Le moyen le plus facile de reproduire l’article sur votre site est d’intégrer le code ci-dessous. 
Pour plus d’informations, veuillez consulter notre page media et nos conseils pour la reproduction.